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Argentique et montage


Pour ce projet, ma recherche se pose sur une fréquence : Le LA 440, note de musique associée à une fréquence utilisée comme hauteur de référence.
Dans ce travail de création, je souhaite soulever deux points : la normalisation d’un diapason et les liens avec ces sons qui nous accordent au réel et donc à notre corps. En effet, la motivation politique de cette normalisation régit par la facilitation de l’entente artistique et commerciale entre différents pays nourrit le projet. Jusqu’où peut aller la normalisation des objets, des cultures, et ici d’une fréquence sonore dans un but économique et politique ? Je souhaite créer un espace physique récepteur de ces ondes sonores qui créént l’ostinato de notre rythme de vie. Pour ce point, j’élargirai la recherche du lien entre corps et son, à une étude de la sonorisation de notre quotidien qui est bien sûr normée, à l’image de cette fréquence.
Pour cette création, je pars explorer les différents prismes du son. De son histoire, de nos sensations, et de nos goûts. Pouvons-nous élargir cette quête de normalisation à une standardisation de notre écoute ? Même musicale ? Quel est le son/la musique qui s’accorde à nous-même, à nos corps ?
Subjectivement, j’entreprends un décorticage de mon écoute intime et empirique mais plus largement j’entrevois de créer un espace d’écoute sonore et physique autour de l’orchestration de notre quotidien, de nos standards musicaux, de nos sensations intimes de perceptions du son et des fréquences.
Au centre d’un dispositif sonore, le corps est récepteur et acteur de l’environnement sonore qu’il soutient ou subit. La performance veut se faire témoin d’une forme d’écoute, permettant à chacun.e de réfléchir à la sienne.
DISTRIBUTION :
Chorégraphie et Création Sonore : Louison Valette
Interprétation : Océane Crouzier, Louison Valette
Collaborateur Son et Musique : Martin Poncet,
Regard dramaturgique : Sylvain Cartigny
Création Lumière : Stan Bruno Valette
Partenaires :
La Fabrique des Possibles (Noaille), Grame CNCM (Lyon), NeufNeuf Festival (Toulouse), GMEM CNCM (Marseille), Danse Dense (Paris), CND Lyon, La Chaufferie-DCA (Saint Denis),La Pop (Paris), Voetvolk-Atelier Rubigny
Co-production :
La Fabrique des Possibles (Noaille), Grame CNCM (Lyon), NeufNeuf Festival (Toulouse)
Bourses :
Beaumarchais SACD – Création spectacle sonore
CROMOT soutenu par Haplotès



Dans un univers où seuls les sons existent, elles créent un paysage sonore. Entre ce à quoi on tend l’oreille et ce qu’on imagine ,elles tentent de trouver le « la » entre elle-même et les autres. Dans un univers contraint sur quelle note s’accordent-elles finalement? Qu’est ce qui nous uni à elles ? Se questionne alors la forme de l’harmonie, de l’euphonie, et de la cacophonie.
Argentique et montage


À travers le défilé, la représentation de soi même, 2 corps en démonstration des multiples « je » qui les composent et 1 corps silencieux qui les habille. Qu’est ce que je connais de moi, où sont les espaces entre le contrôle et le délire, qu’est ce que je montre et qu’est ce que je cache ? Entre maîtrise de soi et abandon de toute conscience, la cadence d’un pas habille les corps, les transforme, les fait se muer en des formes inconnues aux airs de « déjà vu ».
L’expérience du corps dans sa représentation aux autres et à soi dirige la marche et le mouvement des trois individus sur le plateau. L’autre sculpte une image de lui même que les danseuses acceptent ou tentent de se défaire. La personnalité, l’état émotionel sont alors interprétés comme une matière changeante et transformable. Ainsi, l’égo se sculpte et se morphe suivant les images qu’on lui donne.
Huis clos de J.P Sartre : «J’ai ton goût, puisque tu me plais. Regarde- moi bien. Souris-moi. Je ne suis pas laide non plus. Est-ce que je ne vaux pas mieux qu’un miroir? ESTELLE. »
La marche et la danse comme mouvements perpétuels de corps en exploration parmi les différents « moi » qui le compose, suggèrent l’évolution de notre réflexion jusqu’à une déconstruction complète des règles mises en place. Qui me fait marcher ? Qui est cet autre ? Comment je subis le vêtement, la peau qu’on me met et comment je renverse la situation et mes comportements en décidant de changer de peau ?


Première version de Mues, le sujet est exploré pour 4 interprètes en espace extérieur. Pièce créée spécialement pour le festival Chute Libre au Bac à Sable, lieu éphémère de l’ineffable Théâtre.
Maxime présente un duo obéissant mais maladroit. C’est l’autoportrait de deux individus qui se rencontrent par la danse. Les règles du « bien vivre » et du « bien danser » rythment un espace où la rencontre ne peut se faire que dans l’erreur de chaque interprète.
À quelle moment les individus transcendent-il les règles ? Lire entre les lignes et agir entre les règles semblent en effet créer des gestes plus maladroits, plus bruts mais plus honnêtes.
En utilisant la forme stricte d’une danse de couple, et des injonctions d’actions, de nouvelles postures apparaissent, de nouveaux regards et comportements face à une situation de rencontre.
Maxime c’est aussi la prise de décision, l’hésitation, la prise de risque et l’action. Se rendre compte de quelle libertés nous pouvons nous emparés. Où est l’espace de jeu, où est le « je » et le « nous » dans les règles de l’écriture chorégraphique imposées.


Ella/Ellas est le premier travail chorégraphique exploré. Il prend forme au sein du CNSMDL où l’équipe étudie encore. Il se diffuse au Théâtre Kantor, ENS Lyon en septembre 2019.
L’errance du corps entre les émotions est le point de départ de cette pièce. Par quels moyens certains troubles psychologiques s’expriment-ils à travers nos corps ? Les corps s’expriment par leur matière, leur texture. La danse tente de retrouver l’essence de ce qui le compose, de ce qui le régit.
Le mouvement se construit de façon complexe à l’image de ses états psychiques. Par une multitude de contraintes, d’empêchements, la danse nait des espaces qui lui reste. Les espaces entre les choses sont les seuls chemins possibles. Entre le mental et le physique, entre la spontanéité et le contrôle, entre les corps, entre les espaces des corps..
La relation portée à soi et aux autres se transforme. Des corps à la fois présents et absents, ils vacillent, se morphent, alternent entre plusieurs états de présences et de communications. Peu à peu les corps se transforment depuis un état quotidien vers une métamorphose complète, le corps disparait et réapparait dans la matière de soi et des autres.